Lady Eleanor

28 avril 2008

Voici le dernier tricot commencé (oui, je commence beaucoup!) :

Lady Eleanor

Vous la reconnaissez, n’est-ce pas? C’est l’étole Lady Eleanor, issue de Scarf Style. Le fil de choix : Rowan Tapestry, colori Rustic (qui a provoqué une légère surprise à son arrivée - comme vous pouvez le constater, il y a une teinte mauve qui n’apparaît nulle part dans les échantillons qu’on peut voir dans Internet!). Le fil est très doux, très agréable à tricoter. Le fil étant peu tordu, les brins se séparent un peu; moi, ça ne me dérange pas, mais mieux vaut être prévenue!  Je n’y apporte aucune modification, si ce n’est trois motifs supplémentaires en largeur. C’est un tricot hypnotisant, qui avance tout seul!

Si vous avez envie de vous lancer, je vous suggère très fortement d’apprendre à tricoter de gauche à droite (ou l’inverse si vous êtes gauchère!). Cela vaut bien les 15 minutes passées à essayer de reproduire les gestes à l’envers. Autrement, il vous faudra constamment retourner l’ouvrage (toutes les huit mailles - l’horreur!). Voici de quoi vous aider à démarrer :

Knitting Backwards, par Robbyn de The Yarnpath (explications écrites avec photos, en anglais)

Backwards Knitting, par The Knit Witch (vidéo, en anglais)

Envie de printemps…

24 avril 2008

Pour faire fondre la neige et appeler le printemps, il y a les incantations, mais aussi la broderie! Et ça marche. J’ai commencé un petit ouvrage il y a deux semaines, et les mètres (non, je n’exagère pas!) de neige accumulés ont commencé à fondre, laissant la place aux crocus qui ne demandaient qu’un peu de soleil. Les tulipes pointent le bout de leurs feuilles depuis environ une semaine, et j’ai cueilli la première jonquille hier!

Même pas besoin de terminer l’ouvrage, l’alignement de quelques points suffisent :

Ancolie

Ce sont des ancolies des jardins, tirées de L’Herbier du jardin au point de croix, de Véronique Enginger, aux éditions Fleurus. Il y en a pour tous les goûts : petits et grands modèles, classés par couleur. Que dire : je l’aime! 

Ce livre renferme des grilles au point de croix produites d’après les magnifiques planches de L’Herbier du jardin de Jean-Luc Breuvart, aux éditions Rustica (que je convoitais depuis sa parution).

J’ai eu l’occasion de comparer les grilles avec celles de Fleurs au point de croix, de la célèbre Thea Gouverneur, aussi aux éditions Fleurus (merci Isabelle!). Je préfère nettement les premières; les formes y sont bien mieux soulignées grâce à des points arrières judicieusement placés. Les fleurs de Thea sont belles, mais beaucoup sont « écrasées » et un peu floues, les couleurs se confondant pour donner des taches, jolies, mais taches tout de même. Bien sûr, les fleurs de Véronique ont parfois des feuillages teintés de gris ou de brun, puisqu’il s’agit de reproductions de fleurs séchées. C’est là une caractéristique dont il faut tenir compte, mais qui n’est pas pour me déplaire. La preuve : l’ancolie n’est que la première des trois que j’ai choisi de broder!

Quand Jung se met de la partie…

19 janvier 2008

Avez-vous déjà entendu parler des théories de Jung à propos de la synchronicité et de l’inconscient collectif?  L’inspiration nous vient de différentes manières, conscientes et inconscientes! Cette semaine, en parcourant les derniers billets de Sharon B., j’ai été surprise de constater que son dernier ouvrage renferme un élément que j’ai moi-même choisi en août dernier pour une petite broderie. De fait, je m’étais lancée le défi de réaliser une broderie… à la Sharon B., dont j’admire les oeuvres depuis très longtemps. Je dessine, je cogite, je redessine, je brode un peu, je défais et je recommence, pour arriver à ça :

Coquillage à la Sharon B.

Ma broderie n’est pas encore terminée, il me faut encore remplir quelques vides. Je vous la montre maintenant, parce que mon coquillage ressemble étrangement à celui de Sharon B.! Bien sûr, sa broderie est beaucoup plus élaborée que la mienne, l’élève est loin d’avoir dépassé le maître, hein ;)   Je trouve cette coïncidence assez troublante, d’autant plus que mon premier coquillage ne ressemblait pas du tout à celui-là. J’avais d’abord choisi une forme en spirale, qui une fois brodée ne me convenait pas. Je ne me rappelle pas non plus avoir vu le coquillage de Sharon. Étrange, n’est-ce pas?

Bref, je suis bien contente d’avoir relevé le défi que je m’étais lancé, même si je ne suis pas entièrement satisfaite de ma composition. Je trouve qu’elle manque de naturel. Ce petit ouvrage m’a toutefois beaucoup appris, et la prochaine fois je ferai mieux.

Je vous laisse sur des gros plans; rincez-vous l’oeil! Il suffit de cliquer sur l’image pour la voir en très très grand.

 

 

Fil RSS : mission accomplie!

18 janvier 2008

Grâce à une gentille lectrice qui m’a rafraîchi la mémoire, j’ai enfin trouvé pourquoi le fil RSS ne fonctionnait pas pour tout le monde. Le problème devrait être résolu! Voici le lien : http://www.ishiki.net/kblog/wp-rss2.php . Il est aussi indiqué au bas du blogue.

À venir : l’inconscient collectif fait encore des siennes!

L’instrument du démon

11 décembre 2007

Je vous le présente :

Vous n’êtes pas d’accord? Vous prétendez que cet engin vous fait gagner du temps et facilite l’entreposage grâce aux belles galettes qu’il produit à partir des écheveaux qui, s’ils sont bien agréable à tâter, demeurent néanmoins fort difficiles à tricoter tels quels?  Et bien vous êtes envoûtée, comme je le fus jusqu’à ce que je me rende compte que cette machine infernale était à l’origine de mes récents déboires tricotesques.

Je vous le donne en mille : tous les ouvrages que j’ai tenté de tricoter avec du fil qui est passé par ce petit anneau censé favoriser une tension uniforme et qui a été enroulé sur l’appendice amovible qui sert à hypnotiser l’opérateur de la manivelle, tous se sont soldés par un échec, que je ne qualifie pas encore de lamentable seulement parce que je n’ai pas abandonné!

Les chaussettes Pomatomus, qui n’ont rien fait pour améliorer ma santé d’esprit, sont la première victime de l’attirail diabolique. D’une part, le fil refusait systématiquement de suivre les directives et de se laisser tricoter sereinement, une maille après l’autre. Que non! Il a fallu qu’il n’en fasse qu’à sa tête, profitant du moindre moment d’inattention de ma part pour «oublier» de faire une augmentation ou une diminution, pour ensuite me laisser croire que tout allait bien. Ce n’est qu’après une période de repos loin des objets maléfiques que je m’apercevais que j’avais fait une erreur plusieurs rangs plus bas. Qu’à cela ne tienne! Patiente (mais quand même à bout de nerfs…), j’ai défait et refait un nombre inavouable de rangs. Les desseins de la bête ne s’arrêtaient toutefois pas là! Non, c’eût été trop banal. Ce n’est qu’arrivée au talon (après avoir tricoté au moins l’équivalent d’une chaussette déjà) que je me suis aperçue que la chose était beaucoup trop étroite et ne se laisserait jamais enfiler sur mon peton, si petit et mignon qu’il soit. Stimulée par mon aura angélique mes pouvoirs de superhéroïne mon esprit de persévérance, j’entreprends de détricoter pour reprendre le tout, cette fois avec un motif supplémentaire. Et que je tricote (toujours en défaisant quelques rangs de temps à autre, mais rendue là, j’ai l’habitude, ça fait partie du rituel!), jusqu’au talon… pour m’apercevoir que, nom d’une pipe, c’est encore trop petit!

La voici donc, cette chaussette avec son insupportable air innocent (elle ne mérite même pas un éclairage décent) :

Chaussettes infernales

Profitez-en bien, parce qu’elle va redevenir pelote! Jusqu’à ce que je me décide à les refaire, avec des aiguilles plus grosses et toujours avec un motif de plus.

Pour me consoler (je n’avais pas encore compris les sombres visées de ma nouvelle bobineuse), j’ai monté les mailles pour les jolies mitaines Anemoi d’Eunny Jang… avec mon fil fraîchement mis en pelotes à partir des écheveaux. Quelle erreur! Rien qu’après deux rangs, il était clair que c’était beaucoup trop petit. «Mais ça s’étire, peut-être que les aiguilles empêchent les côtes de se détendre complètement…». Clairement, il s’agissait là d’une pensée insufflée par ma malheureuse acquisition, qui profitait de mes séances de tricot de fin de soirée pour abuser de mon esprit fatigué. Arrivée au début de la main, je prends enfin conscience (j’avais probablement pris mes vitamines ce matin-là) que ça ne va pas du tout. J’enlève les aiguilles et j’essaie d’enfiler le petit boudin, qui bien évidemment ne passe pas mes jointures. *Soupirs*  J’ai donc recommencé, avec des aiguilles 2,5 mm et 8 mailles de plus pour les côtes. Là, ça y est, c’est bien parti!

Morale de l’histoire : Il faut savoir écouter son intuition quand elle nous dit que le nombre de mailles X sur des aiguilles de taille Y, ça n’ira pas…  C’est bien moins frustrant et beaucoup plus simple que d’inventer des histoires abracadabrantes pour justifier ses étourderies! ;)

Lotion tonique au thé vert et au romarin

6 octobre 2007

Il y a quelques temps, mon Chéri m’a demandé de lui concocter une petite lotion nettoyante et vivifiante pour le visage. Il utilisait déjà un produit du commerce, et comme la bouteille arrivait à sa fin, il voulait quelque chose fait par sa Douce pour le remplacer. C’est qu’il est chou, mon Chéri! :-D

J’ai donc fait quelques petites recherches, et je me suis inspirée d’une recette de Tartopom pour concocter ce qui suit :

Lotion tonique au thé vert et au romarin

60 ml d’eau distillée
2 sachets de thé vert
15 ml de jus d’aloes
2,5 ml de vinaigre de cidre de pomme
40 ml d’hydrolat de romarin
35 ml d’hydrolat de rose
10 gouttes d’HE de lavande
4 gouttes d’HE de romarin (à verbénone de préférence)
Conservateur selon les proportions recommandées (Germall Plus pour moi)

Infuser le thé dan l’eau distillée très chaude pendant environ 20 minutes. Ajouter le vinaigre et bien mélanger. Laisser refroidir.

Ajouter les autres ingrédients et embouteiller. Bien agiter avant usage.

Le thé vert aurait un effet antioxydant, astringent et séborégulateur sur la peau; le romarin est un tonique cutané et un cicatrisant et la lavande est reconnue entre autres pour ses propriétés cicatrisantes et régénératrices. L’hydrolat de rose a quant à lui plusieurs effets bénéfiques sur la peau : il tonifie, prévient l’apparition de rides, rééquilibre l’épiderme et donne de l’éclat.

J’aurais aimé un produit entièrement naturel, mais comme c’est loin d’être commode de conserver les produits de soin au frigo, j’ai choisi d’ajouter un conservateur pour prolonger la durée de vie de la lotion. Le frigo, c’est bien pour prévenir la prolifération des indésirables, mais je trouve désagréable d’appliquer un produit froid sur la peau; en outre, c’est contreindiqué si on a hérité d’une tendance à la couperose. Et puis soyons réalistes : rangée au frigo, la lotion n’aurait pas été utilisée aussi souvent, c’est certain! Je doute que la motivation ait été suffisante pour nous faire monter et descendre pour aller récupérer et ranger nos petits pots ;-)

Utilisée soir et matin, la lotion a un effet bénéfique indéniable. Et en prime, elle sent divinement bon!