Avant-propos
Les travaux d'aiguille m'ont toujours fascinée. J'ai appris très jeune les bases du tricot et du crochet, et plus tard, celles du point de croix. L'une de mes tantes faisait de la dentelle, et j'étais littéralement hypnotisée par le va-et-vient de sa navette et par tous ces petits nœuds. À l'hiver 2004, je me suis décidée à apprendre à faire de la frivolité. Je me suis procuré l'ouvrage Easy Tatting de Rozella Linden, et j'étais lancée.
Je vous fais part ici des résultats de mes recherches sur la frivolité; je suis moi-même une néophyte, et je n'ai aucune prétention quant à la véracité des faits relatés ci-dessous. Je peux simplement vous assurer que la méthode fonctionne ;-)
Bonne lecture!
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Frivolité 101
Définition
La frivolité, c'est en quelque sorte du macramé miniature. Les ouvrages sont constitués d'une suite de nœuds, agencés de manière à former un motif. Les nœuds se font en deux parties, et sont parfois séparés par des " picots ", qui rendent plus attrayants les ouvrages. La plupart des motifs sont composées d'anneaux et de chaînettes.

On peut intégrer des perles ou d'autres petits objets (des boutons, des coquillages, etc.) aux ouvrages de frivolité, ce qui ajoute à leur charme. On utilise généralement soit un patron sous forme de texte, soit un diagramme. Les diagrammes ont l'avantage de pouvoir être utilisés par tous, quelle que soit la langue qu'on parle!
Je vous assure, c'est plus simple qu'il n'y paraît! Carol Lenthall offre (en français) sur son site des explications détaillées sur la façon de s'y prendre. D'autres explications, plus complètes, sont également présentées (en anglais) sur le site Tat-ra-sutra.
Origines
Les origines de la frivolité semblent s'être perdues. Certains croient que la frivolité dérive de la technique des nœuds des anciens tisserands égyptiens et chinois, que des commerçants néerlandais auraient introduite en Europe au XVIIe siècle. La frivolité telle qu'on la connaît aujourd'hui serait née en Italie, et aurait été rapidement adoptée par les dames de la haute. La reine Marie d'Angleterre aurait elle-même été une fervente adepte de la frivolité. À une époque, il était de bon ton d'avoir les mains occupées en société; les dames emmenaient donc toujours avec elles leur petite pochette renfermant les outils nécessaires, et papotaient en travaillant.
Quant à l'origine du mot «frivolité», elle semble elle aussi s'être perdue. Peut-être est-ce parce que les ouvrages étaient faits par des femmes et sont généralement très délicats et uniquement décoratifs, donc considérés comme «frivoles»? Qui sait!
Outils
Il existe deux outils pour faire de la frivolité : l'aiguille et la navette. Les résultats obtenus sont semblables; le choix est tout à fait personnel. On trouve ici une comparaison entre l'aiguille et la navette (en anglais).
Aiguille
Il s'agit d'une longue aiguille droite (environ 15 cm, d'après ce qu'on peut voir
sur les photos!), munie d'un chas à une extrémité, et parfois d'un crochet à l'autre. On peut presque
en voir une ici.
Navette
En voici deux, l'une dotée d'une bobine au centre et d'un véritable crochet
en métal à une extrémité (ce qui facilite le passage du fil dans des anneaux minuscules), et
l'autre sans bobine, munie d'une extrémité courbée et pointue en guise de crochet :

On enroule simplement le fil sur une bobine ou sur une tige qui se trouve au centre de la navette, selon les modèles. Les navettes à bobine sont plus commodes, puisqu'on peut facilement changer de fil.
Quant au fil, on peut utiliser pratiquement n'importe quoi; tout dépend de l'objet à réaliser et de l'effet souhaité. Les possibilités sont vastes : fil à crocheter, fil à broder, laine, coton, soie, fil à coudre et autres. Certains emploient même des matériaux inusités, comme du fil en cuivre ou des lanières en cuir. C'est une question de goût!
Réalisations
Au début, les ouvrages de frivolité étaient surtout utilisés pour des parementures, des collets et des bordures (mouchoirs, serviettes de table, etc.). Aujourd'hui, on en fait toutes sortes d'objets, tant utilitaires que décoratifs : bijoux, sous-verres, flocons de neige, signets, papillons et autres créatures, centres de table, etc.
Si certains ouvrages s'apparentent à la dentelle, d'autres constituent de véritables œuvres d'art. Helma Siepman a inventé une nouvelle technique, appelée «creative tatting» en anglais, qui confère une toute autre dimension aux réalisations. Jetez un coup d'œil à ces arbres. Magnifiques, n'est-ce pas? D'autres artistes s'expriment ici.
Liens utiles
Pour apprendre :
Site de Caroll Lenthall (en français)
Artisanat pour tous (en français)
Tat-ra Sutra (en anglais)
Site de Georgia Seitz (en anglais)
Histoire :
History and origins of tatting (en anglais)
Explications de modèles :
Pattern Surfer (en anglais)
Tat's All (en anglais)
Groupes de discussion :
Tatting Tats It (en anglais)
Needle Tatting Two (en anglais)
Liste de liens :
Our Tatting Links (en anglais)
© Touche-à-tout, 2004